dimanche 27 février 2011

Eco Trail : S-4

Un mois ! Dans un mois, l'Eco Trail 2011 sera passé ! Pas encore de pression, juste une prise de conscience de la date qui approche.

Cette semaine, 5 séances, mais "seulement" 3 de course à pied. La faute à des courbatures tenaces aux cuisses, mais surtout aux adducteurs depuis le foot de samedi dernier.


Lundi : Attention, jambes en bois ! Direction la salle de sport après ma journée de boulot, pour 40 minutes de vélo, en mode pépère ! 12Km en 40min, c'est du light, mais j'en avais besoin. En sortant, les cuisses sont soulagées, mais le adducteurs eux, sont toujours durs.

Mardi : Je me greffe au groupe "récup", hors de question de faire des séries de 400 ce soir. Sauf qu'à peine parti, les adducteurs sont lourds, lourds, et je fatigue vite. Un aller retour au mur, 12Km, ça me suffit amplement !

Mercredi : Retour à la salle, mais vu l'état des jambes la veille, je décide de ne faire que du vélo, tout en douceur. 1H, 20Km, et rien à dire. Le vélo en salle, c'est chiant. Heureusement, j'avais prévu le coup et pris mon téléphone avec moi : musique, internet, je me suis occupé...

Jeudi : Solen rentrant jeudi au lieu de vendredi (youhouuuu), pas de sortie club pour moi, je me contente d'un footing de 12Km au parc de Sceaux le midi. Jamais vu ce parc aussi boueux, c'est limite si je regrette de ne pas avoir pris mes trails...

Dimanche : Sortie longue classique, avec le club. 25Km en 2H40, avec un passage par la boulangerie sur le retour, histoire d'arriver avec quelque chose à se mettre sous la dent ! :)

Encore une fois, on aura parcouru la forêt de Bois d'Arcy en long et en large !


A peine 50 bornes pour 5H (en 3 séances de course à pied), c'est un peu léger dans l'optique de l'Eco Trail, mais si on prends en compte les deux séances de vélo en salle, on arrive sur un total de 6H40 pour 48Km CaP et 32Km vélo, ce qui est déjà mieux. Dans tous les cas, je ne pouvais guère faire mieux vu l'état du bonhomme cette semaine !

La semaine prochaine, deux séances au club et ma séance en salle, et pas plus, car dimanche matin, c'est le Trail de Giverny (42Km). L'objectif : dernière sortie (très) longue avant l'Eco Trail !

mardi 22 février 2011

Eco Trail : S-5

Au programme cette semaine, j'avais planifié 4 sorties courses à pied et une séance en salle.
Le planning a été un peu chamboulé, à cause du "foot revival" de mes potes, prévu samedi... à la place de ma sortie longue !


Lundi (CaP : 9,50Km/52min) : Petite sortie du midi au parc de Sceaux, histoire de faire faire tourner les gambettes après les 25 kilomètres de dimanche matin.

Mardi (CaP : 11,64Km/1H07) : Série de côtes à Fontenay, derrière la gare. 2 séries de 9, sous une petite pluie froide. En plus, il faut bien calculer, car c'est pas très large, et lorsque qu'un train arrive, on peu se retrouver un peu bloqué... Bref, c'est pas une séance 100% plaisir, mais au moins, cette montée est éclairée et bitumée ! Et puis, il faut bien en chier de temps en temps... :)

Mercredi (Salle : 1H) : Ma traditionnelle séance en salle du mercredi midi, dans laquelle je me fais 2 fois 10 minutes de vélo en guise d'échauffement et de retour au calme. Entre les deux, 20 minutes de rameur et 20 minutes de vélo elliptique. Cette séance me permets de varier un peu, de travailler sans choc pour les articulations, et de varier facilement l'intensité selon la forme du moment. Mercredi par exemple, j'ai bien bourriné sur le vélo elliptique !

Jeudi (CaP : 16,16Km/1H38) : Certains au club participent au semi de Bullion (ici pour un petit résumé du club), alors, c'est sortie footing. Avec Philippe et Laetitia, on se motive pour allonger un peu et faire le tour du lac de St Quentin. Et dire que dans 5 semaines je foulerais de nouveau ces chemins, mais avec un peu plus de pression... Au final, une bonne sortie pour un soir de semaine, avec 16Km.

Vendredi (CaP : 9,71Km/54min) : Je n'avais rien de prévu sur mon planning initial. Le foot du lendemain m'a un peu forcé la main. En fait, au départ, je voulais faire ma sortie longue avant le foot. Et pis, je me suis dit que ce n'était surement pas une très bonne idée, et pour le plaisir au foot, et pour le risque de blessure. Bref, je suis donc allé faire une petite sortie de 10 bornes vendredi midi.



Samedi (VTT : 16Km/50min - Foot : 10,73Km/2H21) : En guise d'échauffement, je suis allé faire le tour du lac de St Quentin, mais en VTT cette fois-ci, et sous la flotte ! Retour à l'appart, douche (j'étais frigorifié), et 15 minutes après, terrain de foot !

7 contre 7 sur une largeur. Je crois que j'ai été à peu près partout... :)


Total : 7 séances / 8H45 / CaP : 57Km (foot compris) / VTT : 16Km

dimanche 13 février 2011

Et alors ?

La classe non ? Jai fait la une de Jogging International en janvier ! Bon, ok, c'est "juste" la carte d'anniversaire de mes potes, faite pas Adrien (si vous voulez voir son travail c'est ici). Merci encore, elle est trop chouette !

Mais bon, c'est n'est pas ça qui me fera rallier le premier étage de la tour Eiffel... Parce que oui, l'Eco Trail approche, et à grands pas même ! 
Un peu léger tout ça, même en rajoutant une séance en salle depuis 3 semaines...


Cette semaine, c'est mieux ! 4 séances de course à pied, plus une séance en salle, soit 7H26 d'exercices dans la semaine. Je vais essayer de garder ce cap, en suivant le planning que je viens de mettre au point.

On peut voir l'apparition dans le calendrier de "Giverny", petit trail de 42 bornes à S-3, à prendre comme dernière sortie (très) longue, à faire en mode ballade. 

Bon, les gars, Irlande-France va commencer alors, je vous laisse... ;)

samedi 29 janvier 2011

L'Ice Trail : première étape 2011

Nous voilà déjà à la fin de ce mois de janvier gris, froid, neigeux ! Janvier quoi, normal. Peu de courses à se mettre sous la dent en cette période, alors, comme l'année dernière l'Ice Trail nous avait bien plu, on a recruté ! Nous étions donc 7 Rumbaïens plus Michel, collègue d'Anne à se retrouver au départ !
Michel, Moi, Philippe et Anne. Rajoutez Aurélie, Laurent, Kamel et Daniel, l'escouade est au complet !

Nous nous garons à environ 5 mètres du départ, gros changement par rapport à l'année dernière où l'on était à 2 bornes ! Petits joueurs, oui, un peu, mais le retour dans le froid nous avait paru interminable alors... Ce matin, c'est le vent qui nous cueille en sortant de voiture. Après avoir récupéré les dossards, on s'habille tous bien chaudement, et on patiente en voiture. Le luxe de sortir de celle-ci deux minutes avant le départ (qui sera retardé de 10 minutes, une habitude par ici ;). 
Pas vraiment d'objectif sur ce trail, ci ce n'est ne pas me faire maraver par Aurèl et Anne comme au TDS du printemps dernier ! Et c'est déjà beaucoup ! Toute la semaine, je me suis appliqué à mettre la pression sur Aurèle aux entraînements : "j'ai pas fait de côtes depuis novembre", "pas beaucoup couru à Bourges", "sortie longue"... J'en passe !
Pan, c'est parti !

Le départ est donné, un peu à l'arrache. Nous partons drection le château, en face. Daniel et Philippe partent vite devant, moi, je reste avec Aurèle et Anne, pour les surveiller ! Je ne sais pas où se trouvent les autres, mais les imagine plutôt devant.
Nous entrons dans la forêt très rapidement, pour ressortir sur un faux plat descendant assez long (1km). J'allonge tranquillement la foulée, me retourne, plus personne ! Bon, moi qui pensais plus ou moins rester avec elles au départ, tant pis ! Retour dans la forêt, premières montées-descentes, je suis dans le flot de coureur et me laisse porté. Je me retourne, je vois la veste jaune d'Anne pas loin, y'a pas un grand trou ! Je déroule, je me sens bien. Arrive une descente étroite et piégeuse, où tout le monde ralentit puis s'arrête... Ha non !

Un gros troncs d'arbre est en travers du chemin et nous oblige à passer en-dessous. Les organisateurs ont mis un bénévole, histoire de calmer tout le monde. C'est finalement assez rapide, et nous voilà reparti, longeant des jardins de Courcelles. Le parcours regagne la forêt, puis nous empruntons une route pavée en légère montée. Pas très agréable de courir là dessus, les appuis sont fuyants.


Retour à la terre et à la boue (mais moins que l'année dernière quand même), et c'est l'habituelle pause pipi ! Je m'arrête, persuadé que deux furies vont fondre sur moi, profitant de ce arrêt technique. Mais non, point de Rumbaïennes à l'horizon, je repars donc tranquillement. Toujours tout seul, les kilomètres s'enchaînent bien. Pas de sur-régime dans les montées, je suis prudent à cause du manque d'entraînement. On approche du 10ème, je mange une barre maison "miel-purée d'amande-kasha-quinoa soufflé" dans une montée, alors que j'entends quelqu'un crier dans un mégaphone...


Bon, fausse joie ! L'année dernière, le ravito avait été ouvert à l'aller, ce qui en avait fait deux. Pas cette année. Bon, je viens à peine de me ravitailler, donc, pas de souci. On suit un chemin large et roulant, en faux plat descendant. Puis on oblique à gauche, et là, merde ! Aurèl est quelques mètres derrière moi et me nargue ! 
 

Je commence à monter doucement pour l'attendre. Je lui demande des nouvelles d'Anne (elles étaient sensées courir ensembles). Laurent et Kamel sont avec elle. Moi qui les croyais devant. On commence donc à progresser tranquillement, sans forcément parler. C'est assez marrant, régulièrement, l'un des deux prend 10 ou 15 mètres d'avance, avant de se faire reprendre, puis les rôles s'inversent. Aurèle est plutôt à l'aise dans les montées, mais je la rattrape dès que le chemin redescends ou reste plat. Il faut dire que je me méfie des montées dans la boue, où j'ai l'impression de m'épuiser sans monter. On continue donc comme ça sur un bon rythme.


Vers le 20ème, dans une montée courte mais assez sévère, on voit débarquer Laurent et Kamel. Laurent a l'air pas mal, mais Kamel lui semble pas loin des crampes, mais s'accroche bien ! On discute un peu, demandons des nouvelles d'Anne, qui n'a pas réussit à les suivre. Nous arrivons au ravitaillement, environ au 22ème. Je me fais plaisir en avalant un verre de coca accompagné d'un tuc. J'en prends un autre, quelques fraises Tagada et repart, à la poursuite d'Aurèlie qui s'est à peine arrêtée. On fait l'effort avec Laurent, et on revient à peu près sur elle. Un spectateur l'annonce 6ème féminine. Je continue, un peu en marche forcé, et prends 15 ou 20 mètres d'avance. Laurent me talonne, et repère la 5ème féminine plus loin devant. Il me propose de ralentir un peu, et d'essayer de ramener Aurélie sur elle. Nouvel objectif, la course d'équipe est lancée. Je leur explique ce qui nous attends sur les derniers kilomètres, une ou deux montées, et surtout un long faux plat montant à la fin, et une petite cuvette à franchir dans les derniers 500 mètres. Il y a du "hop hop hop" dans l'air, et on essaye de booster Aurélie, qui s'accroche. Arrive le dernier long faux plat, j'ai repris de l'avance sur Aurélie, Laurent et Kamel. Ils ont l'air d'en chier, j'essaye de les encourager d'où je suis. Arrivé en haut du faux plat, je ralentis le rythme pour faire le dernier kilomètre en leur compagnie. Dans la dernière montée, on presse Aurèle pour qu'elle passe devant (ouais, gentlemen à la Rumba), et bah elle y arrive pas ! Obligé de la pousser dans le dos pour qu'elle franchisse la ligne en tête de notre petit groupe ! 

Daniel fini en 2H36 (3ème V2), Philippe en 2H59, nous en 3H10, Anne en 3H21, et Michel en 3H22. Bravo tout le monde !
A l'arrivée, un peu crevé, mais bien !


Arrivée d'Anne

Philippe et Kamel

Aurélie                                                              Laurent

N'hésitez pas à passer sur le blog des Leleu's ou sur le site de la RUMBA, le CR d'Anne est déjà en ligne !

Place maintenant à la prépa pour l'Eco Trail ! Vivement fin mars !

mardi 4 janvier 2011

2010...

Et oui, moi aussi, je cède à la tradition... Une année se finit, une autre commence... Alors, avant de regarder un peu en arrière, je vais commencer par vous souhaiter une très bonne et heureuse année. Je vous souhaite tout un tas de monotraces, de paysages à couper le souffle, de courses et de rencontres.

2010... Une année aboutie niveau course à pied. Elle avait plutôt mal commencé... Une préparation pour le marathon de Paris foiré, un marathon très dur pour finalement finir au dessus de mon meilleur temps... Puis le passage au trail, pour de vrai. Ma première foulée post "42,195 ème kilomètre" sur le Trail des Cerfs, un été et un automne très studieux, pour arriver à Millau des fourmis dans les jambes, et "serein". Je rêvais de courir les Templiers il y a de cela un an et demi, je l'avais même planifié, même si je n'y croyais pas trop. Et finalement... La course club, l'envie d'y aller et de mettre de coté tous les messages de prudence et de retenue. J'aurais tout aussi bien pu m’aligner sur le marathon des causses. J'aurais pris du plaisir dessus, c'est sur. Mais j'aurais eu un sacré pincement au coeur le lendemain matin quand les copains seraient partis sur Les Templiers... 12H18 sur les sentiers, des paysages magnifiques, une sensation de liberté, et peu de souffrance... Une sacrée année...

L'entraînement :
J'ai commencé à noter sur le site "mon carnet" mes entraînements depuis mi-2009. 2010 est donc la première année où je peux vraiment me rendre compte du volume, du dénivelé, du temps passé à courir... J'avoue que ça fait un peu flipper... Mais quand on aime...


Je vais essayer de garder la même structure d'entraînement pour 2011. Pèle-mêle, de la VMA, de l'allure spécifique ou fartlek, une séance en salle pour du renforcement, une séance de côtes et une sortie longue. Varier, se faire plaisir, ne pas hésiter à faire une sortie vélo à la place de la sortie longue...

Les courses :

Un peu de tout dans ce tableau ! Comme je le disais en introduction, un début d'année plutôt route (excepté l'Ice Trail). Deux semi pour se remettre dans le bain après un mois de février léger. Une reprise trop brusque sur le semi de Bullion qui m'a valu une contracture à un mollet, et qui a foutu en l'air ma prépa pour Paris. Et oui, j'étais déjà à la bourre, et je me suis repris deux semaines. Je ne pense pas refaire cette erreur, courir un semi par -4 degrés, sans avoir couru pendant deux semaines avant, et essayer (sur les deux premiers kilomètres, pas plus) à suivre un copain du club, c'était vraiment pas une bonne idée... Le semi de Rambouillet m'a permis de reprendre un peu confiance, en courant les 15 premiers kilomètre à allure marathon en compagnie de Johann, puis en lâchant tout sur la fin. Puis le Marathon de Paris, pour la seconde fois. L'attente dans le sas et les premiers kilomètres en compagnie d'Alex, le trou entre le 34ème et le 40ème kilomètre, et la déception de faire moins bien que prévu...
Le reste de la saison m'a ensuite ramené vers les chemins, les forêts et les séances de VMA en côte. J'avais envie de voir ce qui se passait après ce fameux kilomètre. Le 42ème, celui où tout s'arrête, le but ultime du coureur sur route. J'avais envie de courir l'Eco Trail, mais je m'étais finalement rabattu sur le Marathon de Paris pour pouvoir le partager avec Alex, en reportant ces envies de longueurs sur le Trail des Cerfs version 50Km. La course c'est bien passée, très bien même, bien gérée, sans me mettre dans le rouge, comme je le voulais... J'ai dépassé le marathon, je suis tombé dans un monde parallèle. Déjà pour la plupart des gens, quand tu dis que tu cours des marathons, ils te prennent pour un dingue. Plus qu'un marathon, tu deviens un extra-terrestre... Le retour sur terre a été dur. Un énorme coup de barre durant le Trail du Pays de Sully, les copines (Val, Aurèle et Anne) qui me mettent 3 minutes dans les 3 derniers kilomètres (voir moins...). Je rappelle que l'objectif était de partager la première partie de la course avec elles, puis de prendre mon rythme et les lâcher... Raté... En été, peu de course, à part les 20Km de la côte de granit rose, à l'occasion d'un weekend chez la belle famille en juillet. 1H29 pour un premier 20Km, en ayant une grosse semaine dans les pattes et aucune préparation pour courir sur ce rythme, on peut dire que j'ai été très satisfait de ma course ! Ensuite rideau jusqu'à ce fameux weekend d'octobre. Era, les fumigènes, les Causses... Une journée magique, tellement de souvenirs, d'émotions rien qu'en y repensant... Les Templiers, c'est fait (Ière partie, le samedi, IIème partie, ma course) ! J'ai ensuite accompagné Pierro sur le cross de Versailles, on s'est plutôt bien marré même si il en a chié ! Pour finir la saison en beauté, un retour au Perray, pour courir le petit format du dernier Origole... J'aurais vraiment aimé la faire en entier celle-là...
C'est peut être un peu tard pour vous le dire, mais pour ceux qui n'aurais pas fait attention, vous pouvez cliquer sur les noms des courses pour lire ou relire le CR posté sur mon blog... Je vous conseillerais le Trail des Cerfs, les Templiers et l'Origole... Mais il faut avoir le temps...

Je me suis amusé, sur une idée de Solen, à placer toutes les courses que j'ai couru sur une carte. J'ai donc l'honneur de vous présenter la carte 2010 ! Dessous, le lien permettant de naviguer directement dans la carte, et d'avoir quelques renseignements sur chaque course (nom, année, temps).

2011 ?
Hahaha, plein de choses ! En vrac, l'Eco Trail 80Km le 26 mars et l'arrivée au premier étage de la tour Eiffel, puis la Maxi Race (ex Annecime), c'est-à-dire le tour du lac d'Annecy par les cols avec des chiffres qui laissent rêveur : 78Km pour 4400 D+. Enfin le retour sur route en automne, pour préparer le marathon de La Rochelle en aidant au maximum Julien pour son défi de la trentaine !

A bientôt pour de nouvelles aventures...

jeudi 9 décembre 2010

Origole 2010

Samedi dernier se tenait l'un des plus beaux trail des Yvelines. L'Origole, pour sa dernière édition, promettait d'être mythique. Habituellement royaume de la boue, tout le monde s'attends à courir le premier trail blanc Francilien ! Ce fut quasiment le cas...

Pour ceux qui ne suive pas, l'Origole, c'est normalement 3 boucles, avec départ/arrivé au gymnase du Perray En Yvelines, un départ à 23H (22H l'année dernière, reculé d'une heure après négociation avec l'ONF), 75Km pour 2000 D+, de la boue à ne plus savoir qu'en faire, et un taux d'abandon énorme. Bon, pour les petits joueurs, l'Origole, c'est aussi simplement la première boucle, pour 28Km et 650 D+. J'avoue, l'idée, plus que fugitive, m'a traversée l'esprit. Et si, cette année, je m'alignais sur le grand, le vrai, pour la dernière ? Mais non, calmos, les Templiers ne sont pas si loin, et les séances de qualité depuis cette course se comptent sur les doigts d'une main... Tant pis, je n'aurais donc jamais la chance de la tenter...

Mais pas de regrets... Car souvenons-nous, il y a un an. L'Origole, c'était mon premier vrai trail. Pour vous rafraîchir la mémoire, c'est ICI. Depuis, je dois dire que j'ai fait quelques kilomètres, avalé quelques bosses, rencontré quelques fous et relevez quelques défis... Pris quelques tôles aussi... Bref, je ferrais un post sur cette riche année 2010 bientôt, et je reviendrais sur tout ça... Place à la course !

Milieu de matinée

L'objectif de cette édition est donc de kiffer tout en faisant mieux que l'année dernière. Je table avant le départ sur un 3H30/3H45 qui me semble atteignable. Après avoir regarder la neige tomber toute la matinée, je prépare tranquillement mes affaires. Je suis vraiment zen, l'objectif dans un coin de la tête, mais franchement détendu. Les affaires sont vites pliées, je partirais bien couvert, avec les bâtons. L'organisation les conseilleras  d'ailleurs sur les boucles 1 et 3. On part chez Adri et Célia, où l'on est invité à l'apero. Bon, j'ai prévenu que je ne ferrais qu'un coucou et qu'il ne fallait rien prévoir pour moi... Je m'accorde un petit coca avec mon triste plat de pâtes (non non, j'ai pas touché au saucisson !!!), puis finalise le sac dans la cuisine pendant que l'apero bat son plein à coté. Poche à eau remplie avec de l'Hydrixir, un thé bien chaud pour patienter sur place, et me voilà parti à 21H. Le trajet se passe sans aucun souci, et je récupère mon dossard  à 21H45 après avoir signé la décharge sur la liste du matériel obligatoire.
Le fourmillement du gymnase et tous les gentils bénévoles ! Merci ! :)

Je m'installe dans un coin, et commence à sortir tout mon bor***, équipement... Il fait chaud, très chaud. Je me change, mais reste en t-shirt sans manches. Pour la course, ce sera Trabuco, collant long, technic sans manches + technic manches longues + polaire, gants, bonnet et le tour du cou "made by Solen".

Dédicasse DIY (Do It Yourself) :
Vous n'avez pas votre buff Kikourou ? Vous sortez quand il fait froid ? Vous avez déjà mal à la gorge ? Pas de panique ! Prenez un t-shirt technic que vous mettez jamais. Et ne me dites pas "j'en ai pas", je ne vous croyerais pas ! Pour ma part, j'ai pris celui du Paris-Versailles moche et épais (2009 ? Celui avec l'écriture verte). Avec votre paire de ciseaux, coupez une bande de 40 cm dans le bas du t-shirt.
Plus qu'à l'enfiler comme un t-shirt, faire un huit et le repasser : deux couches protégeront désormais votre petite gorge fragile !
Merci qui ? Merci Solen ! Et la semaine prochaine, Cours Toujours vous présentera en exclusivité mondiale le "porte dossard", toujours made by Solen !
C'est tout con, mais c'est tout bon !

22H45, le débriefing commence, puis tous les traileurs se retrouvent sur la place de la mairie. Un joyeux bordel, comme d'habitude. Il fait froid, mais le gymnase était tellement chauffé que ça fait presque du bien.


En attendant le départ, et si je jouais avec l'appareil photo ??? :)

Le décompte au mégaphone et la troupe part. La route scintille, c'est chouette mais pas rassurant car ça glisse pas mal. Je prends un petit rythme, je vais essayer de ne pas réitérer les erreurs de l'année dernière... Deux kilomètres sur route, tranquille. Pas mal de traileurs enlèvent une couche, c'est qu'il ne fait pas si froid que ça. Moi, je garde tout, on verra plus tard. Je préfère avoir un peu trop chaud qu'un peu froid. Lorsqu'on entre dans la forêt, je me félicite de mon choix : l'humidité renforce la sensation de froid. D'ailleurs, n'ayant pas de fourreau pour mon tuyau de poche à eau, je redoutais le gel. Pour pallier à ça, j'ai à chaque fois glissé le tuyaux sous la polaire. Avec ça, deux petites gorgées d'eau tempérée voir tiède, par contre, la troisième gorgée, vallait mieux pas la boire, elle était glacée.

Le "prologue" : 2 kilomètres sur route

Nous passons entres les étangs de St Hubert et de Pourras, tous deux gelés. La luminosité est très bonne, le ciel dans les tons rouges, roses. Le sol est quant à lui moins boueux que l'année dernière, la neige n'a pas fondu, et les températures ont eu le mérite de durcir la couche de boue, ce qui donne une sorte de sable pas désagréable. Cela me permettra de garder les pieds au sec plus longtemps que l'année dernière !


Jusqu'au kilomètre 6, ce sont des lignes droites roulantes et assez larges qui s’enchaînent. Les bâtons sont toujours bien accrochés sur le sac, je ne les sortirais qu'à l'approche des premières difficultés, c'est-à-dire vers le kilomètre 7. Une première grande descente, je prends donc le temps de m'arrêter pour décrocher les bâtons, les régler et bien les serrer. Je sens qu'ils vont servir, pas envie qu'un brin ne rentre lors d'un appui un peu brutal. Je reconnais quelques portions, notamment le début du premier enchaînement de montées descentes. Je me fais plaisir, même si le rythme reste tranquille. Je ne force pas en descente, et en monter, je me contente de marcher, en poussant bien sur les bâtons quand même... Les montées-descentes s'enchaînent et permettent de voir les coureurs devant et derrière, c'est assez sympa. Le terrain est gras, mais assez praticable dans l'ensemble.


On ne voit pas grand chose, je sais...

Ce premier enchaînement passe vraiment bien pour moi, je me sens assez confiant. J'essaie de boire régulièrement, et je crois y parvenir. Je reviendrais là-dessus. J'essaye de manger aussi, mais les barres que j'ai fait ne sont pas bonnes, et les barres isostars que j'ai en rab sont gelées. Pas le top tout ça... On arrive dans une grande descente, pas grand monde devant, j'allonge un peu, mais c'est très glissant. En face, un grand prés tout blanc. Le contraste de la neige, la forêt, c'est superbe, on se croirait vraiment en montagne ! Mais bon, faut regarder où on mets ses pieds hein, pas trop le temps de rêvasser... Presque 14 kilomètres, on coupe une route. Tiens, mais je connais là ! On est aux Mesnuls, à 200 mètres de chez Laurent, rencontré à Bourges... Pfeuu, il a pas voulu m'accompagner, quel petit joueur... ;) Arrive la descente vers le château. Alors que j'ai le souvenir d'une descente "tout droit" et boueuse, là, on suit les traces dans la neige, ça tourne, un coup à droite, un coup à gauche... L'année dernière, j'étais à ce moment avec la première féminine, et j'avais commencé à souffrir très rapidement derrière. Cette année, j'entends pas parler de première féminine, et je suis beaucoup mieux ! Ouf, voilà qui est plus conforme au tableau de marche... On prends ensuite une petite route, en faux plat montant. La plupart des gens marchent dessus, sauf un traileur juste devant moi. Comme je me sens bien, je lui emboîte la foulée. Ca passe bien, et on double du monde, c'est bon pour le moral comme dirait l'autre. 

La deuxième série de difficultés se rapprochent à grand pas. Je suis toujours bien, et on recommence ce petit jeu des montées-descentes. Je me lâche dans les descentes, un peu trop d'ailleurs... 3 minutes après que le traileur devant moi ai finit une descente sur les fesses, ma jambe droite se dérobe au moins où j'allais poser le bâton au sol. Je me retrouve par terre, mais je remets debout dans le mouvement et continue comme si de rien n'était. Le genou droit a tappé, mais rien de grave, la petite douleur ne persistera pas plus de 10 minutes. 

Ca monte droit devant !

Deuxième enchaînement, plutôt boueux

Ce deuxième enchaînement passe encore très bien. Et dire que j'étais complètement à l'arrêt l'année dernière. Ca me fait vraiment plaisir. Mais bon, tout n'est pas rose. En effet, je commence à avoir des sensations que je n'avais plus eu récemment... Plus envie de boire, ni manger, le bide ballonné... Et merde, ça faisait longtemps... J'essaye de mettre ça de coté, mais ça va monter doucement à partir de là. Plus de sensations, même si je continue de bien courir... Les kilomètres 20 et 21 seront très durs, grosses douleurs et crampes d'estomac. Je sers les dents, j'ai fait le plus dur et j'ai encore des jambes pour tourner à moins de 6'30/kilo, mais dans la tête ça devient dur. Clair que ce ne seront pas les deux meilleurs kilomètres... Finalement, après une ultime crampe, tout se calme petit à petit. Mais bon, c'est maintenant les jambes qui aimeraient se coucher, et il reste quelques kilomètres à parcourir. Niveau objectif, je sais que je suis encore dans la fourchette, ça m'aide à tenir et à appréhender ce qui arrivera après la course. Je serre les dents, et je continue. Petit regain de forme quand je reviens sur deux traileurs. On se suit dans les monotraces, on parle pas sauf pour signaler un danger quelconque, mais ça suffit à me regonfler un peu. Ici, plus trop de neige, mais de la bonne boue. D'ailleurs, une flaque énorme de boue liquide barre le chemin, trop longue pour sauter, sur un chemin trop étroit pour l'éviter. Il faudra bien mettre le pied dedans. Spalchhhhhhhhhh, la chaussure disparaît, puis réapparaît dans un nouveau coloris ! Haaaaaaa, c'est ça l'Origole ! Le passage de maracage a été supprimé par l'organisation à cause des conditions climatiques, mais on aura quand même eu notre quota de boue ! :)

Arrive le moment tant redouté, la sortie de la forêt. Plus que 2 kilomètres, mais pas les plus facile, à travers champs, sur le chemin verglacé et à la merci du vent ! A partir de là, plus un regard au chrono, je sais que je serais plus proche des 3H45 que des 3H30, et que si je m'écroule, je passerais même au dessus de 3H45. Pas dramatique en sois, mais tenir l'objectif aurait été une belle récompense après cette ballade ! Pas grand chose à dire sur cette portion, à part que je double tout en me faisant doubler. Pas mal de monde, mais tout le monde semble souffrir du vent. Les têtes sont rentrées entres les épaules, et très peu de mots sont échangés. Nous entrons enfin dans la ville, et je rejoins un traileur. On commence à discuter, à moins de 500m du gymnase. Lui repart pour la deuxième, puis la troisième. Il finira l'Origole en 10H43... Bravo, ça laisse rêveur... Je franchis la porte du gymnase juste derrière lui, en 3H40min21, 66ème/140 arrivants. Content ! (tous les résultats)

Content mais fatigué. Mais surtout content ! :)

Un coup de file à Solen pour lui dire que tout va (à peu prés) bien, puis direction la douche. Je profite du gymnase pour repartir tout propre, c'est quand même plus agréable... Comme prévu, je suis malade. Le trajet du retour me paraît long, très très long... Je suis fatigué, fait très attention car soupçonne la route d'être glissante par endroit, bref, pas le pied.

Et voilà, l'Origole, c'est fini... Dommage, c'était vraiment une course spéciale, que j'aurais vraiment aimé tenter dans son vrai format... Néanmoins, l'organisateur nous a promis de revenir, pas l'année prochaine (le calendrier trail des Yvelines est tout vide pour 2011...) mais en 2012, pour du "grand"... Alors, c'est sur, c'est pas pour demain, mais je vais suivre ça de près, car quelque soit cette "grande" première, j'espère bien y être...

Un petit coucou à ma chérie qui me laisse, avec le sourire, aller me balader le weekend alors que je ne suis pas là de la semaine, à Célia et Adri pour avoir zappé leur apéro (en plus, ça avait l'air bon ;) et aux autres invités : ce fut court, mais ce fut un plaisir ;), et aux copains de Bourges pour leur constance dans la sortie hebdo "Tour du lac d'Auron" ! :)

dimanche 28 novembre 2010

Retour sur terre

Après ce bon weekend passé sur les terres Aveyronnaises, j'ai passé une semaine de récupération avec coupure complète. Les jambes allaient bien, contrairement à après un marathon. Non, là, la fatigue était plus profonde, plus générale. Fatigué tous les après-midi et tous les soirs, mais sans ressentir vraiment de courbatures. J'ai repris un petit footing avec Solen le dimanche suivant, où tout c'est bien passé. Ensuite une petite semaine de reprise en douceur, et le retour à l'entraînement.
Je tourne actuellement à 3-4 séances par semaine, mais sans pression. Décembre sera le mois de la course "aux sensations". Pas d'entraînements club à cause d'une formation longue (très longue...), mais quelques sorties (entre 8 et 15Km) sur les alentours de Bourges, avec des collègues. Ça permets de recharger les batteries, et de ne pas se prendre la tête en cas de pluie, ou simplement de non motivation...

Je recommencerais l'entrainement "structuré" en janvier, pour me plonger dans le premier objectif de 2011, à savoir l'Eco Trail de Paris version 80Km. A force de sous entendus bien lourd et d'excès de motivation, j'ai réussit à traîner dans mes filets Anne, Philippe et Manu, qui l'ont tous trois bouclés l'année dernière.

D'ici là une bone balade m'attends samedi prochain, avec mon retour au Perry en Yvelines, pour la première boucle de l'Origole.
J'avoue que m'essayer au 75 bornes m'a traversé l'esprit... Mais bon, comme vous le savez, je suis raisonnable... ^^ Trop proche des Templiers... Bref, j'irais le coeur léger, avec pour seule ambition de faire mieux que l'année derrière (4H02), ce qui devrait être à ma porté : mieux entraîné, terrain connu, plus d'expérience... Bref, on verra bien, mais j'y vais pour jouer dans la boue et pour passer une soirée à la belle étoile ! Dommage, Gaël ne sera pas là cette année.

Sinon, trois petits focus sur des séances d’entraînements plaisir : 
11/11/2010 : J'ai accompagné Piero pour son retour à la compétition ! Le FUNGANA KENYA CROSS à Versailles ! Un peu plus de 10Km autours de la pièce d'eau des Suisses, sous la pluie ! Après un premier kilomètre trop rapide, on calme le jeu, mais le mal est fait. Il faudra un bon tour à Piero pour s'en remettre. Le but de toute façon, était de participer, et partager cette petite course ensemble ! Au final, on ratera l'objectif de peu : on n'a même pas réussit à finir derniers !!!

14/11/10 : Une bonne grosse sortie VTT avec Toto dans sa Seine et Marne boueuse ! On peut dire que j'en ai chier, mais lui tient la forme par contre ! 37,5Km à patiner dans la boue, sous la flotte, le tout en à peu près 3H ! Je n'avais plus de cuisses en rentrant, ni de freins arrières d'ailleurs pour écourter la ballade !!! Ballade rythmée entre autres par un passage sous l'autoroute mais au dessus d'un torrent (oui oui, en même temps... Très impressionnant, il faut le voir pour le croire), un franchissement de guet, ou encore un monotrace "ornières" avec torrent à gauche et barbelé "100% Tétanos" à droite. Bref, les chemins FFC seine et marnais valent le détour !

21/11/10 : Mon premier "Off2Ouf" avec des Kikoureurs ! Au programme de cette matinée (l'aube dirons certains !), une reconnaissance de la boucle 2 de l'Origole, en direction des Vaux de Cernay. Le reveil à 5H30 fait mal, c'est clair. Surtout que la pluie est présente ! J'arrive à 6H50 au parking du gymnase, et file dire bonjour et me présenter aux kikoureurs présents, avant de me changer. La bonne ambiance règne, même si la pluie en a refroidi quelques un ! Le départ à la frontale est donné, et nous sommes une bonne dizaine à partir dans la campagne. "On part ensemble, on arrive ensemble, on binouze ensemble", tel est la devise de ce Off. On attends donc régulièrement les derniers. Les étangs de Cernay arrivent, et la pluie redouble. On traverse des zones assez marécageuses, mais nous rentrerons tous avec nos chaussures (ce qui n'a apparemment pas été toujours le cas...). J'ai longuement hésité à prendre les bâtons, je suis finalement parti avec. Grand bien m'en pris, car j'aurais fini plus d'une fois sur le cul sans eux ! Au final, une bonne sortie de prépa pour le weekend prochain, et 27Km bouclé en 3H44 pour environ 550-600 D+.

Le mois de novembre touche à sa fin, le froid a fait son apparition, ainsi que la neige. Les Templiers sont derrières moi. Je ne pense plus à ERA 3 fois par jours, c'est un grand pas de fait !!! :) J'ai bien repris, sans prise de tête, avec des collègues en formation.


Je conclurais ce petit post en félicitant tous les marathoniens du club présent à La Rochelle ce weekend. Ils ont bravé la pluie, et ont obtenu de très bon résultat. Marc claque un super temps pour un premier, tout comme Aurèl (ouf, j'ai encore de l'avance... mouais... 2 minutes...) avec son lapin rose, ou encore Anne qui bats son record (je crois) alors qu'elle voulait le faire en mode promenade, juste pour récupérer les huîtres et le coupe-vent ! Bravo à vous tous, vous avez assurés !