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dimanche 22 avril 2012

Eco Trail de Paris : Tour Eiffel me voilà !

C'est fait, j'ai pris ma revanche ! J'ai vaincu la dame de fer, je suis venu à bout des 80Km (78 cette année) de l'Eco Trail en cette fin de mois de mars, sous un beau et chaud soleil. Retour sur mon premier ultra de 2012 !

Vendredi 23 mars :

Un peu comme d'habitude avant une course, j'ai pris mon vendredi, histoire de pouvoir récupérer mon dossard et préparer mes affaires tranquillement. En plus, ça permet de passer une journée tranquille et reposante, entre levé tardif et petite sieste en début d'après midi.
Je me rends donc sur le parvis de la tour Eiffel vendredi en fin de matinée, pour récupérer mon dossard. Garé sur le parking en face, je m'engouffre sous le chapiteau, il fait déjà une sacrée chaleur là-dessous ! Déjà l'année dernière je m'étais fait la réflexion, être exposant là dedans toute la journée, ça doit être l'enfer ! Bref, je traverse rapidement la tente et me retrouve devant une gentille bénévole, qui me remet mon enveloppe (comprenant le dossard, le bracelet, des épingles, des infos et des pubs), ainsi que mon "super" cadeau : un tapis de sol ! Tout content avec mon dossard, je ressors aussi sec et me pose 5 minutes dans l'herbe à coté pour farfouiller l'enveloppe, regarder mon dossard, les prospectus... Je me lève pour repartir et je tombe que Laurent, un copain de lycée qui se met au trail. Ce sera le 30Km pour lui le lendemain ! On discute 5 minutes, et là, c'est Val (une ancienne de la RUMBA) et Christian, son ami, qui arrivent. Eux seront sur le 80Km, c'est qu'il faut commencer à se préparer tôt pour affronter l'UTMB cet été ! Ca fait longtemps que je ne les ai pas vu, alors, on discute, on discute, quand je vois la police, carnet à souche à la main. Je repars aussi sec en espérant arriver à temps, mais non ! 35€ qui s'ajoute à l'addition déjà salée de l'inscription (85€ cette année). Il est temps de rejoindre Solen aux Halles pour manger ensemble ce midi. On mange dans un petit resto Italien super bon : au Procopio Angelo, 89 rue St Honoré.
Bon, maintenant, c'est bien beau de jouer au runner en coguette dans la capitale, mais il est temps de rentrer pour une sieste bien méritée ! Après 45 minutes à se reposer sans réussir à m'endormir, je me lève et commence à préparer mes barres sucrées pour demain. Je sors mon fameux "Secrets d'endurance" et commence ma recette préférée, les barres Ultra Trail Alpin. En 5 minutes c'est prêt et mis au frais.
Je me concentre maintenant sur mes affaires. Je vais partir en short et chaussettes hautes de contention pour le bas, et avec mon t-shirt "RUMBA" en haut. Dans le sac, je mets mes manchettes pour le soir et une deuxième paire de chaussettes. J'hésite à emporter une veste, vu la météo annoncée... Je mets ma veste imperméable et mon vieux coupe-vente dans mon drop-bag, je déciderais au dernier moment... Au niveau boisson je pars avec 2 litres d'hydrixir, et je continuerais à l'eau claire. Au niveau du solide j'aurais donc mes barres maison et deux sachets de fruits à coques grillés et salés (noix de cajou, noix de pécan, noisettes...). Plus une mini trousse de secours, le gobelet obligatoire, carte d'identité et un peu de liquide au cas où ça tournerait mal...

Samedi 24 mars :
C'est le grand jour ! Réveil à 8H30, petite douche histoire de se réveiller, puis j'enchaîne sur un bol de riz ! Je suis gêné par l'horaire de départ (12H). Si je me contente de petit déjeuner, j'ai peur d'avoir très vite faim. Comme l'alimentation est encore et toujours un problème pour moi en course, je préfère partir avec un vrai repas (pris quelques heures avant quand même). Mon frère me rejoint, petit café, puis c'est l'heure de revêtir mes habits de lumière ! Sparadrap, nok, je n'oublie rien et c'est tant mieux. Nous partons vers 10H40 et prenons Nico, un copain du club, au passage à Bois d'Arcy. On se gare à l'extérieur de la base de  loisir et nous suivons le flot de coureur. Assez vite nous tombons sur les Leleu's, Val et ses enfants et Christian.
A 45 minutes du départ, pendant les préparatifs
Ça discute sur la course, sur les fringues... Je décide de me rallier à l'avis général et je laisse les deux vestes dans le drop bag. Nous nous dirigeons vers le sas de départ. On dépose les sacs, petite photo de groupe au milieu du chemin (oui, c'était nous les relous) ! Stéphane, un kikoureur "ami d'ami" nous reconnait, Thomas et moi. La grande classe. Je ne le reverrais pas sur la course, j'espère que tout s'est bien passé pour lui ! Arno ne nous a toujours pas rejoint, en revanche, Olivier est arrivé. Les supporters du club, Aurélie, Odile et Manu sont là. Il est temps d'aller se placer dans le sas, alors que le speaker nous mets en garde contre le début très roulant et la température très élevée...
Moi, Olivier, Nico, Anne, Philippe, Val et Christian
Dans le sas, la pression commence à monter. On discute un peu, Philippe et Arno, qui nous a rejoint, prépare leurs caméras, moi, je regarde un peu partout. Je commence à boire, c'est vrai qu'il fait chaud ! On dit au revoir aux accompagnateurs, et on remonte se placer un peu. Quelques interviews des cadors, une minute de silence et la meute est lâchée !

Base de loisir
Et c'est parti ! Chrisitian est déjà loin devant, avec un objectif de 8H (je crois), il s'était placé aux avant-postes. Philippe et Nico filent rapidement, objectif 9H ! Anne et Val partent devant, et nous prennent quelques mètres dans la cohue du départ. Arno, Olivier et moi restons groupés, avec en ligne de mire  10H. Le premier kilomètre est une ligne droite qui doit étirer le peloton (nous sommes un peu de plus de 2 000 à partir). Un vrai champs de patates, il faut faire attention aux chevilles, ce serait dommage de s'arrêter ici... Je suis devant notre petit groupe, sur une moyenne de 5 minutes 30 au kilo. On se surveille les uns les autres, on discute un peu. On rejoint le bord de l'étang après une épingle qui nous fait faire demi tour. Encore beaucoup de monde, même si nous ne sommes pas vraiment gênés. Il faut dire que tout le monde avance bien sur cette partie. On passe à coté d'Aurel, Odile et Manu pour se prendre une première vollée d'encouragement ! Toujours pas de Toto, je me dis même qu'on s'est raté ! D'ailleurs, on ne voit toujours pas  non plus Anne et Val. Et finalement, je vois Thomas sur le bord du chemin, après environ 3 kilomètres.
Arno et moi / Anne et Val, passées quelques minutes avant

Nous sommes toujours tous les trois, on commence à doubler quelques concurrents qui temporisent après un départ un peu rapide. Ils l'ont dit, et ils avaient raison ! Il fait chaud, très chaud. Je bois régulièrement, je commence même à manger après environ 5 kilomètres. Je veux absolument éviter de revivre ma dégringolade de Millau. Et puis pour le moment, ça passe bien. On longe le golf, tout va bien. C'est un chemin où nous courons tellement souvent avec le club que j'ai l'impression d'être en ballade... On sort bientôt de la base de loisir, toujours sur du 5'30 au kilo, on avance bien, voir trop bien ! Finalement, alors que nous approchons de la sortie de la base, on aperçoit Anne et Val devant nous. Il nous aura fallut un peu plus de 8 kilomètres (en 46 minutes) pour les voir. On garde la même allure, on ne va pas sprinter pour les rattraper ! On passe sous la route pour rejoindre le Pas du Lac, sous les encouragements de la Rumba. On mets la pression à Anne et Val à base de "hop hop hop" et de "RUMBA", et on finit par les rattraper dans les marches qui mènent à la passerelle qui traverse les voies de chemin de fer. Cette passerelle, parlons-en ! Elle vibre sous nos foulées, je déteste ça ! Je discute avec Anne, tout a l'air d'aller pour le mieux, c'est cool. On descend vers la gare, Olivier et Arno toujours avec moi. On double un coureur mal-voyant entouré de 3 ou 4 accompagnateurs, chapeau, déjà sur un marathon c'est quelque chose, mais là, avec les chemins caillouteux, les racines, c'est vraiment impressionnant... Cette partie de ville est vite derrière nous, on entre dans un parc, puis on rejoint la forêt. On avance toujours sur un bon rythme. Je sors l'appareil à l'occasion d'un petit single qui longe un lac, mais je vous épargne les vidéos faites à ce moment là...
Olivier et moi / Moi et Arno

Je range l'appareil, petit coup de cul pour traverser une route, comité d'accueil Rumba et nouvelle photo. On pourrait se prendre pour des stars... Tout va bien pour le moment, mais nous n'avons couru que 11,7 kilomètres en 1H06.

Nous rejoignons ensuite la forêt, et les premières montées. Pas énormes, ni très longues, mais ça permet de remettre les idées en place. Le premier ravitaillement approche, et avec lui le début du dénivelé. C'est maintenant principalement Olivier qui fait le rythme, je suis calé quelques mètres derrière lui, et Arno est  quelques mètres derrière moi. Il commence à avoir une ampoule à cause du strap qui maintient sa cheville. Il décide de continuer comme ça jusqu'au premier ravitaillement. J'essaye de boire régulièrement. J'ai vraiment chaud à ce moment, mais l'ombre de la forêt permet de limiter les dégâts. On surplombe les étangs de La Minière, mais on reste sur le plateau. Étonnant d'ailleurs que les organisateurs n'aient pas encore décidé d'augmenter le dénivelé totale avec quelques montées-descentes par ici... Enfin, n'allons pas leur donner l'idée hein... On remonte vers Saint Cyr et l'Epi d'Or, pour redescendre sur les étangs via un single que je prends très souvent et qui longe le camp militaire de Satory. Je ne savais pas que l'Eco passait par là, ça me fait plaisir de passer par des endroits que j'aime bien... Encore quelques kilomètres en forêt et on arrive sur le ravito. Je chercher Maman et Thomas qui devaient essayer de venir ici. Je ne les vois pas en entrant dans l'école. 

Base de loisir - Buc (22Km - 2H09 - 634ème)

Un groupe de musique joue, c'est sympa. Je remplis rapidement ma poche à eau, mange un peu et bois. Je me débarbouille le visage, j'aurais perdu du sel aujourd'hui ! Olivier et moi sommes prêt à partir, nous rejoignons Arno qui s'occupe de son ampoule. Alors qu'il remet sa chaussure, les filles nous dépassent et quittent le ravitaillement.
Rassurez-vous, il simule ! :)
Nous repartons après un arrêt d'environ 15 minutes (je pense) en direction des étangs de La Minière. La petite troupe de la Rumba qui nous suit depuis le début est encore là, et nous annonce la première difficulté. Effectivement, on prend à droite et on monte direct dans la pente ! Nous y sommes ! Juste après le 23ème kilomètre, les choses sérieuses commencent. On marche les mains sur les cuisses et c'est parti. S'en suit un petit enchaînement de bosses, principalement sur des singles. C'est maintenant clair, Olivier fait le rythme et me prends quelques dizaines de mètres à chaque fois, écart qu'il y a également entre moi et Arno. La chaleur et le rythme soutenu commencent à se faire sentir. Au 25ème, surprise, après la clique du club, c'est Maman et Thomas qui sont sur le bord de la route à Jouy. Je suis bien content de les voir. 
On remonte Val, qui se plaint du genou, puis Anne, qui l'attends. On continue sur une partie relativement plate, je me retourne régulièrement car j'ai l'impression qu'Arno lâche du leste. Finalement, sur une petite côte au 30ème (3H13), Olivier marche et m'attends, je limite et Arno recolle. On repart en trottinant, en doublant une joëllette poussée par des pompiers, ça aussi c'est balèze. Ça commence à être dur. Mes souvenirs sont un peu vagues, je ne sais plus exactement où, mais en haut d'une nouvelle montée bien raide, Olivier cale. Alors qu'il faisait le rythme et temporisait en haut pour nous attendre, il n'arrive plus à relancer. Je me retourne, mais rien à faire, on le lâche. Sur le coup, je m'inquiète un peu, je trouve que ce coup de bambou est vraiment soudain. On continue, mais c'est à mon tour d'avoir un coup de moins bien. Je m'accroche, mais je sens que le souffle me manque. La chaleur, le rythme de début de course, tout ça se paye. En haut d'une énième côte bien raide, tandis qu'Arno m'attend, Val et Anne reviennent sur moi. Sur le plat, tout ce petit monde relance, tous, sauf moi. Je n'arrive pas à les suivre. Les jambes vont bien, mais le souffle me manque. Ça devient dur, mais bon, je ne vais pas lâcher maintenant ! Sauf que j'en chie pas mal, et que toutes les côtes me cassent. Je suis sur le parcours que nous avions couru en reconnaissance. Dans une montée, je remonte sur un coureur, t-shirt Runnosphère sur le dos. On se présente, c'est Bastien, alias Djailla ! Son CR est ici.  Toujours sympa de rencontrer en vrai les personnes que l'on suit via les blogs ou twitter ! J'arrive sur un petit single qui passe bien, une belle descente, puis une grosse côte vers le 40-41ème. C'est un vrai calvaire, je dois m'arrêter deux fois pour reprendre mon souffle alors que je marche. Je l'avais faite durant la reconnaissance au mois de février mais elle m'avait paru nettement moins dure (bon, j'avais pas 40 bornes dans les pattes et il devait faire environ 20 degrés de moins...). 
La mi-course est passée, ça me fait toujours du bien de franchir ce cap. Mais bon, même si musculairement ça va, je suis déjà sacrément entamé. C'est d'ailleurs ce que je réponds aux amis qui m'envoient un texto d'encouragement. Même si je me sens déjà cramé, je m'accroche et ne pense pas à m'arrêter. J'ai en tête le point d'eau du 45 ème. Je passe en mode auto, je trottine plus que je ne cours vraiment et j'essaye de gérer au mieux les montées, mais elles me font vraiment mal. Je sors finalement de la forêt et me retrouve dans un verger, avec un magnifique bâtiment sur notre gauche. Les Serres d'Auteuil, nous y voici. Je descends un chemin pavé, puis remonte la pente pour rejoindre le ravitaillement. Quelques marches pour rejoindre le parvis, histoire de s'échauffer en vue de celles de la Tour Eiffel ! Je décide de prendre mon temps. Je  m'assois à l'ombre, bois, refait le niveau de la poche à eau et bois à nouveau. J'en profite pour manger un peu aussi. Je suis assis sur le trottoir, les jambes tendues. Je les mouille et me débarbouille. J'ai du rester entre 5 et 10 minutes. Ce point d'eau a été ajouté cette année, je pense qu'il faut le renouveler pour les prochaines éditions, surtout avec le temps que nous avons eu... Je repars, prends une descente en bitume, puis oblique sur la gauche et grimpe un raidillon pour retrouver la forêt juste derrière. Maman et Thomas m'ont dit être vers l'observatoire de Meudon, ça tombe bien, c'est là que je vais ! Le profil est plutôt descendant jusqu'à Meudon, puis le chemin remonte vers l'observatoire. Apparemment, ils devraient m'attendre après. Alors, je commence à guetter. Mon arrêt au 45ème m'a fait du bien. Surtout que nous retrouvons un profil plutôt plat après avoir contourné l'observatoire. 

Buc - Observatoire de Meudon (26Km (48Km) - 3H41 (5H50) - 586ème (634))

48ème kilomètre, derrière l'observatoire. Un tapis au sol, et des tables le long de la route. Il s'agit du contrôle des sacs. A mon passage vraiment peu de monde. La bénévole ne contrôle pas tout mais simplement le matériel de sécurité : couverture de survie, frontale et piles de rechange. Moins de 15 secondes d'arrêt, parfait. Je repars, mais toujours pas de supporter en vue. Les bienfaits de la pause commence à se faire oublier et je recommence à m’essouffler rapidement. Je trouve cette partie assez longue, je suis tout seul, je n'arrive pas rattraper de groupe, et personne ne revient sur moi. En plus, les supporters se font rares dans la forêt, les kilomètres ont du mal à défiler. Je me focalise sur le prochain objectif, le ravitaillement de Chaville, situé au 55ème. Je cours tant bien que mal, quand j'aperçois Maman et Thomas au bout d'une ligne droite. Yes, ça fait plaisir !
Plein les bottes !
C'est l'occasion de faire une petite pause. Je les rassure sur mon état et en profite pour manger un peu. Je repars assez vite en direction du prochain ravitaillement. Nous devrions nous y retrouver. Après une courte descente, le chemin longe une route empruntée par le Paris-Versailles. Ça me fait prendre conscience du parcours, de tous les détours par lesquels nous passons. Je prends un petit coup au moral, mais le parcours plutôt plat m'aide à enchaîner. En plus, le soleil est moins présent et la température baisse, ce qui m'arrange. Je suis toujours dans la forêt de Meudon. Je tire la langue dans une grosse montée, mais je sais que le ravitaillement est proche. En effet, des spectateurs sont présents lorsque je traverse une route pour rentrer dans le parc de la Mare Adam. J'y retrouve comme prévu Maman et Thomas.
Ravitaillement de Chaville, 55ème kilomètre
Observatoire de Meudon - Chaville (8Km (55Km) - 54min (6H46) - 673ème (586))

Inutile de remettre de l'eau dans le sac, il m'en reste suffisamment. Je prends par contre le temps de bien me restaurer, avec une soupe, un tuc, du fromage et une compote. Je sature un peu des aliments que j'ai emportés avec moi. Après avoir mangé, je mets mes manchettes et ma frontale. Je ne l'allume pas encore, mais au moins, je n'aurais pas à farfouiller dans le sac lorsqu'il fera nuit. Solen m'envoie pleins de textos d'encouragements, mais je n'arrive plus à en envoyer. Je demande à Thomas de la prévenir, puis repars reposé et motivé. Je suis "presque" arrivé. En plus, les ravitaillements sont plus rapprochés à partir de maintenant. Cela aide pour se donner des objectifs intermédiaires. J'allume rapidement ma frontale, j'aime bien y voir clair. Encore deux kilomètres de forêt et nous traversons Ville d'Avray pour entrer dans la forêt de Fausses Reposes. Il fait nuit noire et un peu frais. Mais en courant avec les manchettes, je n'ai pas froid. Comme à Millau, la tombée de la nuit me permet de retrouver un second souffle. Mon GPS me lâche peu après le 58ème (7H33 de course).  Je longe les étangs de Ville d'Avray, très joli coin de jour. Je suis de nouveau passé en mode automatique. Je ne connais pas vraiment les chemins, et la nuit aidant, je n'ai plus de repère. Le temps passe et les kilomètres s'enchaînent dans la forêt. Je pense que le prochain ravitaillement est au 63ème, mais en fait, il n'est qu'au 67ème. Je sors de la forêt et parcours quelques mètres dans une ville, puis j'entre dans un parc. Le temps se fait long, j'ai l'impression d'avancer, mais toujours pas de ravitaillement. J'essaye de calculer mon heure d'arrivée, pour passer le temps. Mon objectif me semble hors de portée. Je me vois finir autour des 10H30-10H45. J'ai une pensée pour Olivier, j'espère qu'il s'est accroché. Je remonte sur un trailer et lui demande à quelle distance est le prochain ravitaillement. Il me répond 3 ou 4 kilomètres, au fond du parc. Cela aurait du me mettre la puce à l'oreille, j'ai confondu l'entrée dans le parc de St Cloud et le lieu du ravitaillement. Mais je ne le comprends pas sur l'instant. C'est dur à encaisser car dans mon esprit, je me trouve donc vers le 59ème (en réalité je suis au 63). Je m'accroche quand même, le regard fixé sur le halo de lumière de ma frontale. Les kilomètres défilent, enfin, j'imagine. Finalement, un bénévole annonce le ravitaillement à 1 kilomètre, et l'arrivée à 11. Je le remercie, et comprends alors mon erreur. Tout à coup, je revis ! Plus que 11 kilomètres et je serais au pied de la Tour Eiffel. La distance me séparant du ravitaillement de Saint Cloud est vite franchie...

Chaville - Parc de Saint Cloud (12Km (67Km) - 1H49min (8H35) - 682ème (673))

Direction la Tour Eiffel, à 10 kilomètres de là
Une idée saugrenue me traverse l'esprit : si je passe sans m'arrêter, je peux finir en 10H ! Mais rapidement, je me raisonne, il faut que je mange et que je souffle. Je viens de mettre quasiment 1H50 pour faire 12Km, repartir du ravitaillement aussitôt serait franchement stupide. Je remets un peu d'eau dans le sac, et mange une soupe. Maman et Thomas sont encore là. Je leur dit que c'est dur, leur explique m'être trompé en lisant mon "roadbook". Mais je les rassure en leur disant que j'irais au bout, et leur donne rendez-vous au pied de la Tour Eiffel. Ils me briefent, "une dernière descente et 10 bornes de plat". Je me lève, les premiers pas sont durs. Thomas m'encourage et court (si !) quelques mètres avec moi. Je m'engage dans la descente, assez caillouteuse. Elle me fait mal, je manque de souplesse. Je descends doucement, en faisant attention pour ne pas tomber. Arrivé en bas, c'est le retour à la civilisation.
L'arrivée, vu du pont de Grenelle
Les voitures, les piétons qui nous dévisagent bizarrement (et je les comprends !), les sensations sont étranges après avoir passé la journée en forêt... J'essaye d'avancer du mieux possible, mais je manque de souffle. Même sur le plat, je suis obligé de m'arrêter de courir régulièrement. Pas mal de trailers me dépassent encore sur cette portion.
Je longe l'île Seguin et ses péniches sur lesquelles des gens font la fête. Moi aussi je veux faire la fête, je veux arriver à la Tour ! On passe sur l'ïle saint Germain, je demande à deux trailers la distance qui reste à parcourir. Ils m'annoncent 3 ou 4 kilos. Je continue à alterner course et marche, je bois aussi. Je ne regarde plus ma montre, je sais que je serais en plus de 10H, mais je sais aussi que ça ne se jouera pas à grand chose... Je retourne sur les quais, longe les installations industrielles... 
Que c'est long ! Je veux arriver maintenant ! La Tour me nargue. Plus je cours, plus elle semble s'éloigner ! Il faut dire que l'organisation n'hésites pas à nous faire faire demi-tour sur quelques mètres pour prendre par exemple le pont de Grenelle. J'essaye de ne plus marcher, mais je suis à bout. Encore une fois, les jambes pourraient, mais le souffle, non. Plus que 2 kilomètres. Elle est là, tout proche. Et en un instant, elle scintille. 22 heures, soit 10 heures de course. Idéalement, j'aurais du être arrivé. Je ne suis pas si loin. Moins d'un kilomètre. La déception est de courte durée. Les marches pour remonter au niveau du quai Branly sont en vue. Pleins de monde partout, l'ambiance est folle. Je les franchis rapidement, les coureurs sont ensuite guidés entre des barrières. J'attends quelques secondes au feu puis traverse. J'ai l'impression de faire  le tour de France et de gravir l'Alpe d'Huez ! C'est vraiment de la folie. Il y a un petit podium, devant le speaker. Je lève les bras et cours d'une bonne foulée, je l'ai fait ! Je repère Thomas dans la foule, je l'appelle. Je suis si content ! Je rentre dans l'escalier de la tour, après avoir récupéré mon billet d'entrée. Je commence à monter, mais ouf, c'est dur ! Satané souffle ! Je double quand même un trailer plus mal que moi. Je mettrais 5 minutes 8 secondes pour monter jusqu'au premier étage et passer sous l'arche d'arrivée !


Parc de Saint Cloud - Arrivée (11Km (78Km) - 1H34min (10H09) - 726ème (682))

Je me sens vide. Je prends un coca, m'assois sur un chaise. J'appelle directement Solen pour lui annoncer la bonne nouvelle. Ensuite, je préviens Maman et Thomas, et commence doucement à redescendre. Je prends l’ascenseur de service, puis les rejoins. On va rapidement récupérer mes affaires au stade et je me change. Je croise Arno dans le gymnase. Puis Anne et Philippe, et enfin Nico. On se quitte rapidement, on a tous besoin d'une bonne douche !

Je finis donc en 10H09, 726ème sur 1694 arrivants. Je rate mon objectif de peu, mais comme je pensais plutôt finir en 10H30-10H45 durant la course, je suis satisfait. J'ai pas mal souffert de la chaleur et du rythme soutenu sur les 20 premiers kilomètres. J'étais prévenu pourtant, mais entres les bonnes sensations et le fait de courir en groupe, c'est toujours le risque. La course est vraiment belle. Elle passe par toutes les forêts de l'ouest parisien, ça donne l'impression de courir à domicile. Les 10 derniers kilomètres sont plus laborieux, le décor change radicalement et n'a plus rien d'intéressant. Néanmoins, cette arrivée au premier étage de la Tour Eiffel vaut le coup, j'en redemande !
Merci à Maman et Thomas pour m'avoir mitraillé de photos et pour m'avoir soutenu aux différents ravitaillements, merci à Solen pour tous les textos d'encouragements, et à vous tous pour vos messages via le téléphone, facebook ou twitter. Bravo à tous les copains de la Rumba, 100% de finisher !


dimanche 22 janvier 2012

CaP S03 2012 [Prépa Eco S3]

4 séances, dont une course

Mardi 17 janvier : route (8,7Km en 45'27")
Au programme du club ce soir, c'était des 400 mètres au stade. Malheureusement, je suis parti tard du boulot et je n'ai pas pas pu être à l'heure. J'ai quand même réussit à me motiver pour aller faire un petit tour urbain, avec quelques montées. Au final un petite sortie tranquille.

Jeudi 19 janvier : trail (12Km en 1H20')
Petite sortie trail avec le club. Un gros contingent sera présent sur l'Ice Trail dimanche, c'est donc une séance cool qui est programmée. J'ai un peu de mal ce soir après un déjeuner tardif et rapide, pas le feeling pour forcer, alors, je reste tranquillement au chaud au milieu du peloton.

Samedi 21 janvier : VTT (32Km en 2H20')
La gadoue, la gadoue, la gadoue ! Début de weekend chez mon frère en Seine et Marne, pour aller rouler ensemble ! Comme d'habitude quand je vais là-bas, le temps est pourrie et les chemins promettent d'être mouillée. Les pneus doublent de taille, la boue s'incruste partout et finit par carrément bloquer les roues ! On finit lessivé et dans un état pitoyable... Mais on s'est bien marrer et on a bien fait chauffer les cuisses, c'est le principal !

Dimanche 22 janvier : 10Km du XIVème arrondissement (10Km, 1H05'42")
Ce dimanche, direction Paris pour la première course de l'année ! Un 10Km qui se place parfaitement dans la préparation de Solen pour le semi de Paris, nous n'allions pas le laisser passer ! Pas d'objectif chrono, mais plus prendre cette course comme la sortie longue du dimanche, courir au feeling. Vu les sorties précédents, j'avais 1H05' en tête, on mettra 1H05'42", en remontant du monde tout le long de la course ! Super content de la matinée ! Alex, qui prépare également le semi de Paris, mettra 42".
Moi, Solen et Alex de retour du 10Km
Récap 
Petite semaine par rapport à la précédente. 2 petits entraînements mardi et jeudi, une bonne sortie VTT et une course pour conclure ! La semaine prochaine devrait être plus conséquente, en tout cas le début car nous seront en weekend chez mon père, une seule sortie samedi matin mais rien dimanche. Le planning 2012 est toujours en cours d'élaboration. En effet, j'attendais le vote de la course club du printemps, c'est chose faite ! Mais depuis, les vacances d'été sont passées par là, et c'est assez compliqué de se caler avec Solen, je vais donc surement devoir oublier l'ultra côte d'or. Mais je vous rassure, j'ai déjà trouvé un nouveau défi pour le remplacer...
A bientôt !

mardi 27 septembre 2011

100 bornard !


[Retrouvez toutes les mises à jour sur mon nouveau blog court-toujours.com : CR, tests entraînements... 
Accès direct au CR des 100Km de Millau 2011]


Ce fut long, ce fut dur. Je n'ai jamais ressenti ça en course, jamais eu de passage à vide comme ce que j'ai vécu samedi, mais jamais non plus de retour de forme comme ça. J'ai réussit, en prenant un peu plus de temps que prévu, mais là n'est pas le principal. Je suis 100 bornard !

Vendredi 23 septembre :
C'est bien entouré que je pars vendredi matin direction Millau. Mon frère, qui sera mon suiveur vélo, ma mère et Solen, qui seront mes supportrices attitrées, même si elles n'ont pas lésiné sur les encouragements pour les autres coureurs. Nous partons donc tous les 4, je passe rapidement sur le trajet "quasi sans encombres", et nous voilà garé dans le parc de la Victoire, pour aller récupérer les deux dossards (un pour le coureur, un pour le suiveur). Il y a du monde, il fait chaud, très chaud, et la pression monte... J'essaie de ne pas penser distance, en effet, me dire que je vais me balader pendant 14H me fait moins peur que de me dire que je vais courir 100 bornes... Je retire le dossard, l'organisation est au poil, que ce soit pour le parking, les dossards, les t-shirts, ou même simplement pour répondre aux questions ! Je reçois un message d'Anne, coureuse de la RUMBA, pour m'avertir qu'ils arrivent dans le parc. Elle sera suivi par Annette, tandis que Daniel sera suivi par Philippe. Nous les attendons au stand des dossards, et discutons 5 minutes. Tout le monde a l'air en forme, mais la chaleur nous fait pas mal réfléchir... Finalement, nous nous quittons et nous allons prendre un petit verre en terrasse (il fait chaud je vous dit !!!).
Ensuite, retour à notre gite, situé à 17 km de Millau, à Saint Beauzély. Le stresse est un peu descendu, je vais pouvoir me consacrer à préparer mes affaires pour le lendemain. D'un coté l'équipement avec lequel je compte partir, d'un autre ce que je veux emporter, et enfin, tout le reste dans un sac qui sera dans la voiture, au cas où... La grosse interrogation porte sur le haut :  à manches courtes ou sans manches ? Et quoi mettre dans la sacoche du vélo ? Je me déciderais le lendemain, avant de partir, pour ce que je porterais. Pour le reste, je décide de charger la sacoche : 1 t-shirt manches longues pour le soir, un manches courtes et un sans manches ! Je pourrais me changer dans l'après midi quoi qu'il arrive comme ça. Je prends également une paire de chaussette "compression" Kalenji (je partirais avec une autre paire) mais j'ajoute aussi une paire de chaussettes basses en cas de forte chaleur, ou si simplement je ne supporte plus les hautes (je n'ai jamais couru plus de 3H15 avec...). La frontale, 3 MuleBar, ma poudre Hydrixir (répartie en deux sachets), appareil photo, brassards réfléchissants, une deuxième casquette, lunettes de soleil, les manchettes et le profil de la course, qui prendra place derrière le dossard de Toto. La sacoche est prête, on ajoute un petit sac sous la selle pour la mini trousse à pharmacie (compeed, NOK, sparadrap et strap), et mon matos est prêt ! Tout le reste (1 t-shirt manche longue, 1 coupe-vent, un corsaire notamment) prennent place dans un autre sac, et restera dans le coffre de la voiture, pour dépanner en cas d'imprévu sur un ravito.
Toujours un casse tête de préparer son sac... En tout cas pour moi !

Samedi 24 septembre : 
Peut même pas se crémer les pieds tranquillement ici...
6H30, la nuit a été bonne. J'étais plutôt crevé par le voyage, et heureusement, le stress m'a laissé tranquille. Direction le petit dèj, café et gâteau sport maison (tiré du livre Secrets d'Endurance, toutes les infos ici). Un petit bout de pain aussi. Je laisse tout le monde en plan pour aller me préparer... Nokage en règle pour les pieds et les adducteurs, le traditionnel sparadrap sur les seins, cuissard, chaussettes hautes (ça comprime pas des masses mais ça maintient), t-shirt marathon de Paris, lentilles, casquettes, GPS et montre chrono... Plus qu'à mettre tout ça dans les chaussures et ce sera parti pour cette course !
A 30 minutes du départ, la pression monte !
On arrive à se garer pas trop loin du départ. Toto prépare le vélo, moi, je troque mon manches courtes pour un sans manche, change la configuration d'affichage de mon GPS (je remplace le chrono par la fréquence cardiaque, car, l'autonomie de mon GPS étant limitée, je cours de toute façon avec un deuxième chrono). On discute un peu avec un coureur venu lui aussi des Yvelines, et finalement, la petite troupe rejoint le parc de la Victoire, pour le départ cette fois-ci ! Le départ est donné en deux temps, voir trois si on compte les vélos ! En effet, les suiveurs doivent rejoindre Aguessac, située au kilomètre 6. Des zones sont mises en place en fonction du numéro de dossard (4 zones, impaires coté gauche, paires cotés droit). Photos avec Thomas pour immortaliser le moment, puis il part rejoindre sa zone.
Je dois ensuite remonter l'allée du parc, passer sous l'arche  (à quelques mètres de l'arrivée...), puis redescendre entres les barrières, afin de prendre part au départ fictif. En effet, la tradition veut que les coureurs rejoignent la ligne de départ en cortège, derrière la fanfare ! En attendant, je papote avec mes deux spectatrices, quand arrivent Anne et Daniel. Du coup, je les attends avant descendre au plus bas. Lorsqu'ils me rejoignent, Maman et Solen partent se poster au départ, et nous nous plaçons sur la ligne. Nous sommes loin de la première vague, mais pas de souci, on va pas se stresser pour ça ! On discute, je rencontre quelques kikoureurs (facile avec Anne et son buff aux couleurs de l'association), puis le "départ" est donné. Nous marchons donc une dizaine de minutes, avant d'entendre le coup de pistolet annonçant le départ ! Plus de deux minutes après, nous franchissons la ligne...

La boucle 1 correspond au marathon, avec l'aller retour à Peyreleau en longeant le Tarn des deux cotés (rive droite puis gauche)
Le départ est donné ! Je débute mon premier cent bornes ! Le stress disparaît et laisse place à l'émotion. Je suis juste content d'être au départ, une petite revanche sur ma première moitié d'année. Avec Anne, nous sommes d'accord : maximum 6'/kilo. Sauf que je commence à la connaître, "maximum" est souvent synonyme "d'égale", je la laisse donc partir sur ce rythme. Moi, je fais le premier kilo pépère, à 7 au kilo, puis me stabilise autours de 6'30, sur un rythme tranquille. Il y a du monde, je profite d'être là, du temps clément pour le moment.
Mes supportrices donnent de la voix au départ, pour preuve, je ne suis pas le seul à les regarder !
Au semi-marathon
Les premiers kilomètres se passent bien, on ressent cette excitation dans le peloton, tout le monde est heureux d'être là. Un message de Toto me confirme qu'il est bien en place et m'attends. La route est belle, faux plats montants succèdent aux faux plats descendants... Pas de plat, même sur cette première portion, la plus plate du 100Km ! Le premier ravitaillement arrive, dans Aguessac, aux environs du 6ème kilomètre en un peu moins de 40 minutes. Je décide d'éviter la foule en ne rejoignant le ravito qu'à la moitié, manque de bol, pas d'eau ici, que de la boisson fluo que je préfère éviter. Je prends quand même madeleine et chocolat qui me font de l'oeil, et je repars doucement en mangeant. La zone A des suiveurs vélo se trouve juste à la sortie du village. Il va falloir ouvrir l'oeil et ne pas se louper ! Dès que j'aperçois Toto, je l'appelle, il me voit à son tour, tout baigne ! Je me mets au centre de la route (là où il y a moins de monde) et continu. Il me rejoint vite. Je bois direct, et continue sur mon rythme. Il faut être vigilant, il y a encore une grosse densité de coureurs et de vélos. On discute un peu, on prend surtout nos marques et on essaye de recaler le rythme travaillé à l'entrainement pour la boisson. Je crois que je ne mange pas grand chose sur cette portion, c'est là que se situera mon erreur. Je suis bien, encore frais. Je bois régulièrement, tout me semble aller pour le mieux. Je sais que mes spectatrices seront à Peyreleau, j'attends de les voir. Au ravito juste après le 20ème, je mange un peu, mais toujours pas grand chose. Rien ne me tente, le sucré ne me fait pas envie, et le salé bof... Je prends quand même une ou deux tartines de St Môret, et bois. On arrive dans Peyreleau, alors que la route devient étroite et qu'elle commence à monter, j'entends Solen et Maman sur le lacet juste au dessus ! Yes ! Je continues à courir dans cette première vraie montée (vraie montée mais courte), je suis vraiment super heureux de les voir. Plus tôt sur le parcours, j'ai "passé commande" via Toto d'une petite bouteille d'eau, pour pouvoir me mouiller le visage. Un bisou et je repars, je laisse Toto récupérer la bouteille et deux petits gâteaux au chocolat.



Toto s'occupe de la logistique, moi, je suis reparti, sourire aux lèvres !
Le rythme est toujours tranquille. Il commence par contre à faire vraiment chaud, je m'arrose de temps en temps la tête et les bras avec de l'eau, ça fait du bien. Je discute à droite à gauche avec Toto ou d'autres coureurs. Les messages arrivent régulièrement sur mon téléphone, et celui de Toto, ça fait toujours plaisir. Solen tweet régulièrement des nouvelles sur mon compte Twitter et me relaye les encouragements qu'on m'y laisse. Montées et descentes s'enchaînent maintenant, mais elles restent courtes. Je marche pour la première fois dans une montée sèche autours du 26ème, histoire de me préserver. La plupart des coureurs font de même d'ailleurs. Je passe le tiers de la course en 3H42. Et puis, petit à petit, je commence à plus me sentir aussi à l'aise. La boisson a du mal à passer et pour la nourriture, c'est encore pire. J'ai comme des points de coté, bref, la machine se dérègle. Je me sens oppressé, je décide de retiré la ceinture cardio, même si tout est encore gérable. Je continue à boire, mais je sens que quelque chose ne va pas. Malgré tout, je reste sur mon rythme tranquille du début, mais sans avoir la sensation de forcer. Je décide de m'appliquer à bien boire, et de laisser de coté momentanément le solide... Grosse erreur, même si je ne le saurais que plus tard. A partir de maintenant, la course tourne au vinaigre, et chaque kilomètre effectué m'enfonce un peu plus. Je ne parle plus (comme beaucoup de coureur d'ailleurs), je dis à Toto que je suis un peu dans le dur, il me répond qu'il a remarqué, "tu regardes beaucoup tes pieds depuis quelques kilos"... Le mur du marathon en pleine face quand on court un marathon ok, mais se le prendre quand on part pour 100 bornes, dur. On arrive bientôt au 40ème, où il y a un point d'eau. On décide avec Toto de vider un des bidons de boisson isotonique pour ne prendre que de l'eau et ainsi pouvoir alterner, car l'eau semble mieux passer. Je demande à Toto si il a eu des nouvelles de Maman et Solen, j'ai besoin de les voir. Le moral continue de dégringoler, à cela s'ajoute la nausée, un dégoût pour le liquide et le solide. J'ai hâte d'arriver au marathon, j'ai l'impression que passer cette étape me permettra de repartir sur de nouvelles bases. J'ai eu des nouvelles d'Anne et Daniel qui carburent bien, c'est le point positif. On entre dans Millau, et là, nouvelle déconvenue. Les routes sont ouvertes, beaucoup de voitures, du faux plat montant, et toujours pas de spectatrices. Je ne crois plus en rien, je ne sais plus pourquoi je cours. Je croise Anne sur le boulevard qui mène au parc, elle a 2Km et un ravito d'avance. Elle a l'air péter la forme, je lui dit que ça va moyen, c'est un euphémisme. Toto bifurque avant le ravitaillement, qui se trouve dans le gymnase. Les marathoniens s'arrêtent, les autres continues. Je sors presque aussitôt du gymnase, le ravito me donne envie de vomir. Je sors, complètement perdu. Je commence à sangloter, quand Toto me rejoins. Être comme ça à même pas la moitié de la course, je n'y crois plus, mais il arrive à me rassurer. Et oui, comme il me l'a dit à ce moment là, on sait qu'on aura des coups de moins bien, et même si celui-là arrive tôt, il faut s'accrocher et il finira par passer. Je finirais cette première boucle de 42 kilomètres en 4H53, 1521ème au temps scratch.

La deuxième boucle, l'aller retour vers Saint Affrique et le passage sous le viaduc
Ca va mal !
Je repars, je veux rejoindre Solen et Maman. C'est ça qui me fait repartir. Je marche, je trottine, les voitures me gênes, j'ai froid. Elles sont à la sorti de Millau, Toto les a prévenu que j'aurais besoin d'elles, je suis heureux quand je les aperçois, mais encore complètement perdu.
Elles essayent de me rassurer, mais je n'entends rien. Comment faire, alors que je n'ai pas parcouru la moitié de la distance ? Quitter Millau pour y revenir me paraît impossible. Un suiveur d'un autre concurrent s'approche de moi, me touche le bras, et me dit qu'il m'a vu tout à l'heure, que je dois manger et me réchauffer. Il me donne même quelques noix salés. Alors que la nausée est toujours là, je décide de l'écouter, comme je l'ai dit plus tôt à Thomas, si tout ressort, cela me permettra peut être de repartir sur de nouvelles bases... Je me change, t-shirt manches courtes et manchettes. Je m'assois, mange comme je peux. Je me réchauffe, et après 5 ou 10 minutes, on décide de repartir. Etape par étape, sans regarder le chrono. La prochaine étape justement, c'est le ravito de Creissels, juste avant la première difficulté, la montée vers le viaduc. C'est donc reparti ! Merci monsieur le suiveur anonyme, merci Solen et Maman, merci Toto. On peut pas dire que tout deviens rose, mais je sens que manger m'a fait du bien, et j'ai chaud. On repart, en marchant, en continuant de manger les noix, simplement pour avancer et voir jusqu'où ça nous mènera. La ravitaillement arrive, en haut d'une petite cote. Je reprends du salé à manger, que je fais passer avec de l'eau. 
On fini par repartir...
Une légère descente dans laquelle je cours (j'ai l'impression que ça fait une éternité que je n'ai pas couru), puis nous voilà au pied de la première montée, et toujours pas à la mi-course ! Je monte, toujours dans le dur, même si je refais surface petit à petit. Je ne sais pas à combien je monte, mais j'ai l'impression de ne pas avancer... Je le dis à Thomas, qui lui positive et me dit que pas grand monde nous double. C'est pas faux comme dirais l'autre... Je passe enfin sous le viaduc, on peut dire qu'il se sera fait attendre celui-là ! Et puis, c'est maintenant la mi-course ! Enfin ! La photo officielle est dans la boîte, tandis que nous doublons Actarus (oui oui, Actarus a couru les 100 bornes !) et que la pente (en descente cette fois-ci) s'accentue. A mi-pente, on aperçoit les voitures officielles ! Michaël Boch, vainqueur l'an dernier, participant aux championnats de France de 100Km il y a 15 jours est en tête, et largement en plus ! Impressionnant comment il avale la montée... Moi, je revis petit à petit. C'est maintenant les cuisses que je commence à sentir ! Une douleur physique, connue, ça me change, ça me rassure presque. Nous arrivons au ravitaillement de St George de Luzençon (51ème). Comme on l'a décidé lors de notre "nouveau départ" avec Toto, je prends mon temps, mange et bois. Toto lui refait les pleins des bidons. On alternera d'ailleurs boisson isotonique et eau plate sur tout le reste du parcours. Je croise un coureur avec le t-shirt du semi-marathon de Bois d'Arcy, l'interpelle. Il l'a couru en prépa avec d'autres amis, pour la seconde fois, et ne m'en dit que du bien ! Ca fait plaisir ! Je lui donne rendez-vous l'année prochaine (à Bois d'Arcy, pas à Millau...) et repart du ravito. Une grosse portion nous attend avec un long faux-plat (6-7Km pour 80-90 D+) suivi de la montée de Tiergues (5km pour 200D+). Je sens vraiment les forces revenir, et surtout le moral qui repart dans les tours. J'alterne marche et course sur ce faux plat, pressé d'arriver au ravitaillement de St Rome, car mes supportrices y sont déjà. Et j'ai vraiment à coeur de leur montrer un autre visage. La page "42ème" est définitivement tournée, je suis de nouveau dans ma course. Le plaisir est de retour, je profite du soleil, de la vue, de tout. Le panneaux du 60ème kilomètre à l'entrée de St Rome me fait exulter ! J'avais vraiment hâte de finir avec la série des "50". Je ne sais pas, mais j'avais l'impression d'être scotché à la mi-course...
Serait-ce un sourire sur le visage de ce coureur ?
Maman et Solen m'attendent sur la droite, au tout début du ravito. Thomas fait le plein des bidons, et on mange. Sandwich jambon et st Moret, je reste sur du classique, mais je commence à me dire que j'aurais aimé du potage, ou un truc de ce genre. Quelques étirements, je me pose par terre deux minutes, puis on sonne le rappelle et on repart. La fameuse cote de Tiergues nous attend, je sais qu'elle sera costaude, mais c'est la dernière difficulté avant St Affrique ! Mes supportrices m'annoncent qu'elles restent là, de peur de me rater à St Affrique et au retour ici. J'aurais aimé les retrouver là-bas, mais preuve que la roue a tourné, ça ne me met pas de coup au moral, et je repars en leur donnant rendez-vous dans quelques heures...

Quelques étirements...
C'est donc reparti en courant vers St Affrique. En courant certes, mais pas pour longtemps. La cote attendue est déjà là, et je me remets à marcher, comme la grosse majorité des concurrents. Sauf une, qui nous double en courant d'une super foulée, tandis que son suiveur lui sort "Franchement, tu serais parti à 10H et pas à 12H, tu aurais pu faire quelque chose"... Info ou intox, je sais pas, mais je le remercie pas pour ce commentaire !!! En tout cas, elle, elle court, et plutôt bien... On prend des nouvelles des deux copains. Daniel est dans la montée de St Affrique, tandis qu'Anne va faire demi tour. On ne va donc pas tarder à se croiser. C'est à ce moment que Thomas me pose une question sur le moment existentielle : "est-ce que tu vois une vache là-bas ?" Je tourne la tête dans la direction qu'il me montre, et j'aperçois une vache énorme, on a l'impression qu'elle fait la taille d'un arbre ! On se marre un bon coup, en se demandant quand même comment ça se fait qu'on la voit si grosse (cherchez pas, on a pas la réponse ! :)... On continue de monter, la route fait quelques lacets maintenant, et toujours pas de Daniel... Un peu préoccupé quand même, je demande à Toto s'il a des nouvelles. Comme il me dit non, je lui demande de renvoyer un message, finalement, ils sont au ravito à Tiergues, on ne s'est pas loupé ! Je discute un peu avec des coureurs, un très bonne ambiance ici aussi, et finalement, on croise Daniel et Philippe (déguisé en lapin rose). Daniel pioche un peu, il me fait signe et continue. Je m'arrête à la hauteur de Philippe et on discute 2 minutes. Les nouvelles pour Daniel sont moyennes, il a eu des crampes dans la montée et est dans le dur... Je lui souhaite bon courage et repart, direction le ravito à 1 kilomètre de là.
Au ravitaillement, je prends comme d'hab, et là, je tombe sur un potage ! Même si j'ai déjà mangé, je prends un verre et m'assois par terre tandis que Thomas refait les pleins. Ca me fait du bien, je me sens en forme, on repart rapidement. Je trottine dans la descente, sans remonter trop de monde car la plupart trottine aussi. On croise Anne et Annette, elles sont l'air d'avoir une pêche du tonnerre. Je les rassure en disant que la machine est repartie, et les encourage pour poursuivre leur effort. On repart tous content de s'être croisé, vive l'aller-retour ! Thomas s'aperçoit que Papa a essayé d'appeler et le rappelle. J'insiste pour lui parler deux minutes, histoire de lui dire que malgré le coup de mou, tout va bien maintenant et qu'on finira, quelque soit le chrono. La descente me parait un peu longue, je m’essouffle même à un moment. Je décide de marcher 2 petites minutes, puis je reprends la course. On arrive dans Ste Affrique (très jolie ville !), après une petite hésitation sur le parcours, nous entrons dans le gymnase. 71ème kilomètre ! Je suis content d'y être. Je suis parti depuis 9H43 et suis 1774ème quand j'entre dans le ravitaillement.

Potage, st môret, mais surtout, changement d'équipement. Je troque mon t-shirt manches courtes et les manchettes contre un manche longue, change de casquette et de chaussettes, sors la frontale. Nouveau crémage des pieds, et inspection : tout va bien ! Pas la moindre trace d'ampoule ou d'échauffement... Je parle avec un concurrent assis à coté de moi, tous ses ongles ont sauté, ça a vraiment l'air douloureux... Il change lui aussi de chaussettes, chapeau d'être reparti avec les pieds abîmés comme ça... 
Petit tweet en live de Tiergues
Je retrouve Thomas à la sortie. Je trottine car le tout début, avant de sortir de la ville, n'est pas trop pentue. Puis je marche, Thomas aussi marche à coté de moi en poussant le vélo, histoire de changer (comment ça je ne vais pas assez vite ?!?!). Il fait maintenant bien noir, la frontale fonctionne bien, toujours étonnant de courir dans ces conditions. Je décide de courir malgré la montée, car j'ai l'impression d'arriver sur un passage un peu plus plat. Je me fixe des petits challenges, "allé, tu rattrapes le groupe là-bas", et j'alterne ainsi marche et course durant la plus grosse partie de la montée. J'en suis assez fier car j'ai doublé pas mal de monde, peu de concurrent courant dans cette montée. J'ai même droit aux encouragements de mon suiveur dès que je recommence à trottiner, c'est bien, ça me boost encore un peu plus, et on arrive comme ça de nouveau au ravito de Tiergues. Nouvelle pause soupe, mais rapide cette fois, car il ne fait pas chaud et je ne veux pas me refroidir. Nous repartons, Thomas contacte Solen pour qu'elle prenne le sac de secours à St Rome. En effet, j'ai peur d'avoir froid et souhaite prendre avec moi mon coupe-vent. On finit la montée en marchant, et je reprends la course dès que la pente s'inverse. J'ai pas trop de souvenir de la descente, à part qu'elle passe bien. Je bois régulièrement, mange des madeleines que nous avons pris sur un ravito précédent... On discute de tout et de rien avec Toto... On croise le panneau 80, cool ! Finalement, on commence à apercevoir un peu de lumière, puis les premiers lampadaires ! St Rome, nous voici de retour ! Solen et Maman ont changé de place, juste avant le ravito. Je leur dit en les dépassant d'aller au ravito, j'y vais directement pour prendre des potages et des tartines. Quand je reviens, je ne vois personne ! Heu, problème... J'appelle Thomas, pas de réponse, puis Solen, pas de réponse non plus... Je me demande bien où ils sont pu aller, mais j'aperçois finalement Solen, ils sont sur le coté, Toto est occupé à échanger des affaires entre la sacoche du vélo et le sac de secours.
Encore 5 minutes passées sur ce ravito
Et c'est reparti ! La remise en route de la machine est un peu difficile... Je commence par marcher doucement, puis un peu plus vite, pour ensuite trottiner. On se fait "rapidement" rattrapé par un concurrent qui finalement reste à notre hauteur. On finit par engager la discussion, premier 100Km pour lui aussi, sans suiveur. On fera toute cette portion entre St Rome et St George comme ça, en trottinant et en remontant pas mal de gens car, malgré le faux plat descendant, la plupart des concurrents marchent. Je suis passé en mode automatique : les jambes tournent toutes seules, sur un petit rythme. La tête ne s'occupe plus de rien, je n'arrive pas à me situer dans cette portion, et je n'arrive pas non plus à estimer mon allure. De toute façon, maintenant, je connais la route, et je ne me souci pas de l'allure, je cours, c'est tout ce qui m'importe...
Nous voilà arriver à St Georges ! Mon compère y repartira plus tôt, et je ne le reverrais pas, j'imagine donc qu'il est bien arrivé à Millau ! L'organisation est bien rodée, je prends 3 verres (2 potages et un avec des tartines) et commence à manger pendant que Thomas refait les pleins. Il fait chaud ici, et très peu de monde. Je ne veux pas trop m'attarder, et surtout, j'appréhende un peu la remise en route des jambes... On repart donc, avec la dernière difficulté devant nous, mais aussi le panneau "90ème kilomètre" qui nous tend les bras ! Après quelques centaines de mètres de plat, la pente commence. Moins de 10 bornes, c'est comme si c'était fait maintenant ! La montée se fait en marchant et en discutant. Il faut faire un peu attention car les routes sont de nouveau ouvertes à la circulation, mais les automobilistes croisés sont très respectueux et prudents. Le viaduc est maintenant bien visible, mais je ne passe toujours pas dessous ! Finalement si, c'est bon, je bascule dans la descente ! Je reçois des nouvelles de Philippe, qui m'annonce les résultats d'Anne et Daniel, bravo à tous les deux ! Anne demande à ce qu'on la prévienne quand on sera au 97ème ! Je sens que les copains seront sur le parcours, je savoure ce moment d'avance... La descente se passe bien, même si elle fait bien mal aux cuisses. On arrive au dernier ravitaillement, mais il est à 4 kilomètres de l'arrivée, et à l’extérieur  je décide donc de tracer et de manger de nouveau une madeleine. On repasse sur le rond-point où je n'étais que l'ombre de moi-même il y a quelques heures, et entrons dans Millau, pour la dernière fois ! Je cours, et remonte pas mal de concurrents qui marchent, en les encourageant. Je suis sur un nuage... J'entends crier, Annette et Philippe sont là en guetteur et courent quelques mètres avec moi, Anne et Daniel sont justes derrières, merci beaucoup d'avoir fait l'effort de ressortir pour m'accueillir, mile mercis ! Je continue ma progression, remercie mon super suiveur pour cette journée passée en sa compagnie, tu as été très bon Toto, merci beaucoup ! Et puis c'est l'entrée dans le parc de la victoire, la remontée du chemin, je vois Solen et Maman, je lève un bras, tellement content ! Solen crie à Thomas de lui laisser son vélo pour m'accompagner, mais je ne réfléchis pas et continue, je double un dernier concurrent quelques dizaines de mètre avant l'entrée du gymnase... Estrade, photo au pied de la borne 100 kilomètre, remise du diplôme et d'un cadeau surprise (sac à dos). Je n'en reviens pas, je suis 100 bornard, en 14H44min03 (à ma montre) ! 

Je l'ai fait !
Je ressors rapidement, je veux prendre tout le monde dans mes bras ! Je vois Maman, je lui saute dessus, puis Thomas, et enfin Solen qui arrive avec le vélo. Je suis heureux, je me sens bien. On fait quelques photos, puis je me change rapidement, pour ne pas avoir froid. Au moment de se relever de la chaise, aïe, les cuisses ont bien compris que c'était fini, et je galère vraiment pour marcher. Je suis même obligé de m'appuyer sur Solen ! On prend rapidement un repas à l'intérieur, puis Maman et Solen vont chercher la voiture. Je laisse tout ce petit monde se dépatouiller avec le porte-vélo et m'assois dans la voiture... J'ai du mal à me rendre compte, mais je l'ai fait ! 

Les 100Km de Millau est vraiment une superbe course. Les paysages sont très chouettes, l'ambiance y est très bonne. Mais rien n'est plat, vous l'aurez compris ! Les bénévoles sont vraiment aux petits soins, et l'organisation au top. Le seul petit point négatif, c'est sur le salé aux ravitos. Je trouve que ça manquait de petits trucs pouvant être transportés facilement par les coureurs, mais bon c'est un détail...

Je voudrais remercier tout pleins de monde... Tout d'abord Thomas, parce que je pense que ce n'est pas si facile d'être suiveur. Tu as parfaitement remplis ton rôle, tu m'as soutenu, encouragé, et on a trouvé une bonne organisation pour les ravitos ! Alors merci ! Ensuite, c'est bien sur Maman et Solen, pour avoir été là, avoir donné de la voix et taper des mains pour m'encourager, pour m'avoir soutenu quand ça n'allait pas. Merci aussi Solen pour le Live Tweet, tu as assuré ! :) 
Merci aux 4 compères de la Rumba d'être venu m'encourager à l'arrivée, merci pour tous les sms, la famille, les amis, merci pour tous les tweets de soutien, d'encouragement... Solen (pour les tweets) et Thomas (pour les sms et FB) m'ont relayé tout ça, et on peut dire que ça fait vraiment du bien !
Quelques minutes après l'arrivée...



A bientôt Millau !